Non, vous ne rêvez pas : Terminator 2: Judgment Day va ressortir au cinéma pour célébrer ses 35 ans. Et ce retour n'a rien d'un simple recyclage nostalgique balancé au hasard dans quelques salles. Le classique de James Cameron revient en 4K, en RealD 3D et dans plusieurs formats premium, avec une ressortie organisée autour d'une date qui parle immédiatement aux fans de la saga : le fameux Judgment Day.
Sorti en 1991, Terminator 2 reste l'un des blockbusters les plus importants de l'histoire du cinéma. Pas seulement parce qu'il a installé Arnold Schwarzenegger dans l'imaginaire collectif avec son blouson noir, ses lunettes et son "Hasta la vista, baby", mais parce qu'il a réussi quelque chose que très peu de suites parviennent à faire : dépasser le film original sans le trahir.
Le premier Terminator était un thriller de science-fiction presque horrifique, sec, brutal et froid. Sa suite a repris la même menace pour en faire un monument de cinéma populaire : plus grand, plus spectaculaire, plus émotionnel, mais aussi beaucoup plus ambitieux visuellement.
Bande-annonce officielle
Le T-1000 n'a jamais paru aussi moderne
Dans le film, Skynet envoie dans le passé le T-1000, une machine en métal liquide capable de prendre l'apparence de n'importe qui. Face à lui, la résistance renvoie un ancien Terminator, le T-800, cette fois reprogrammé pour protéger John Connor au lieu de le tuer.
Sur le papier, l'idée est simple. À l'écran, elle devient l'un des affrontements les plus marquants du cinéma d'action moderne.
Le T-1000, incarné par Robert Patrick, n'est pas seulement un méchant increvable. C'est une menace qui imite, qui copie, qui se glisse partout et qui devient presque impossible à distinguer du réel. À l'époque, c'était une révolution d'effets spéciaux. Aujourd'hui, c'est aussi une image qui résonne avec des peurs très actuelles : la copie parfaite, l'imitation, la disparition de la frontière entre le vrai et le faux.
C'est probablement pour ça que Terminator 2 vieillit aussi bien. Derrière les explosions, les poursuites et les scènes devenues cultes, le film ne parle pas seulement de robots. Il parle de responsabilité humaine. Skynet n'apparaît pas par magie. C'est une création humaine, pensée comme un progrès, avant de devenir une catastrophe.
Une suite culte qui retourne là où elle devait exister
Beaucoup de spectateurs ont découvert Terminator 2 à la télévision, en DVD, en Blu-ray ou en streaming. Mais ce film a été pensé pour le grand écran. Ses poursuites, son son, ses explosions, ses plans larges et son sens du spectacle prennent une autre dimension en salle.
Et 35 ans plus tard, c'est peut-être ça le plus impressionnant : Terminator 2 n'a pas vraiment l'air d'un film qu'on ressort pour le dépoussiérer. Il ressemble plutôt à un film qui attendait simplement que le monde le rattrape.
Cette ressortie en 4K et 3D permettra donc à une nouvelle génération de découvrir le film dans des conditions plus proches de celles pour lesquelles il avait été imaginé. Et pour les anciens fans, ce sera surtout l'occasion de vérifier une chose : est-ce que Terminator 2 reste toujours aussi puissant sur grand écran ?
La réponse semble déjà assez évidente.